Le Système de Contrôle des Effectifs sert à fiabiliser le fichier des agents civils de l’État. Il fait deux choses : il analyse le fichier national — 54 365 agents à ce jour — à l’aide d’un catalogue de règles écrites et publiques (celles de cette page), et il organise des campagnes mensuelles de déclaration de présence, où chaque agent confirme sa présence depuis son téléphone (code SMS, photo en direct, position) ou à un guichet.
Ce qu’il produit : des signalements à vérifier — des écarts constatés dans les données, classés par gravité et confiés à des enquêteurs. Un signalement n’est jamais une sanction ni un fait établi : c’est une question posée, à laquelle une vérification humaine répond.
Import du fichier de l’État
Le fichier des agents est importé tel quel et conservé sans modification. Chaque lot importé est historisé : on peut toujours retrouver ce qui a été reçu, quand, et ce qui a changé d’un import à l’autre.
Analyse par les règles
Les règles du catalogue examinent chaque fiche et produisent des signalements, chacun avec son motif et les valeurs en cause. Les règles sont publiques, paramétrées et rejouables — aucune boîte noire.
Examen humain
Enquêteurs et superviseurs examinent les signalements, dossier par dossier, et décident : confirmé, faux positif, corrigé ou à vérifier physiquement — toujours avec un motif écrit.
Correction versionnée si l’erreur est avérée
Quand une erreur de saisie est démontrée, la fiche est corrigée dans l’application : la correction est signée, motivée, et l’ancienne valeur reste conservée dans l’historique.
Campagnes mensuelles de présence
Chaque mois, une fenêtre de déclaration s’ouvre : l’agent confirme sa présence par code SMS, photo en direct et position — en ligne ou à un guichet. Ces déclarations alimentent à leur tour les règles de la famille L.
Livrée
Le fichier réel (54 365 agents) est importé et analysé : catalogue de 90 règles — l’état à jour de chacune (activée ou non) est affiché plus bas, quelques règles du catalogue restant à outiller dans le moteur —, groupes de doublons présumés, score de risque, fiches agents, tableaux de bord et exports.
LivréeEn test
Campagnes mensuelles de déclaration de présence (identification par matricule, code SMS, photo en direct, position), déclaration assistée au guichet, enrôlement des numéros de téléphone, règles de campagne (famille L) et vue de réconciliation.
- Agents sans téléphone — la politique d’enrôlement (comment joindre et faire déclarer les agents injoignables par SMS) reste à arrêter.
- Géocodage des postes — les positions déclarées sont aujourd’hui comparées au chef-lieu du département d’affectation ; un référentiel des postes avec coordonnées et rayon propres reste à constituer.
- Ordres de mission — chaque pièce est vérifiée déclaration par déclaration ; un registre central des ordres de mission reste à mettre en place.
- Référentiels statutaires — grille indiciaire, corps et grades, organigramme des ministères restent à charger ; plusieurs règles s’activeront automatiquement dès qu’ils le seront.
Chaque règle appartient à une famille, identifiée par le préfixe de son code. Cliquez sur une famille pour rejoindre ses règles.
IDNIdentité
La fiche désigne-t-elle une personne unique, complète et bien identifiée ? Doublons, matricules mal formés, identités incomplètes ou partagées.
DATDates et cycle de vie
Les dates de la fiche racontent-elles une histoire possible ? Naissance, recrutement, promotions et retraite doivent s’enchaîner de façon vraisemblable.
CARCarrière
Grade, catégorie, échelon, indice, diplôme et actes administratifs se tiennent-ils entre eux et face à la grille statutaire ?
ORGAffectation
L’affectation (ministère, direction, service, ville) correspond-elle à l’organigramme et à la géographie administrative ?
QDTQualité de donnée
La donnée elle-même est-elle propre ? Champs vides, valeurs creuses, formats, encodage : ces règles jugent la qualité du fichier, jamais la situation de l’agent.
RSKRisque agent fictif
Les signaux croisés : des combinaisons d’indices qui, réunies sur une même fiche, justifient une vérification prioritaire — toujours une suspicion, jamais une conclusion.
LDéclarations
Les campagnes mensuelles de déclaration de présence : qui a déclaré, dans quelles conditions, et quels signaux entourent chaque déclaration.
90 règles au catalogue, dont 83 activées en ce moment — libellés, sévérités et états synchronisés avec le système (actualisés environ toutes les cinq minutes).
Chaque entrée indique la sévérité de la règle, son état d’activation, et ce que son signalement veut dire — et ne veut pas dire. Une règle désactivée reste documentée : elle ne produit simplement aucun signalement tant qu’elle l’est.
Chaque règle porte un poids — par défaut celui de sa sévérité : Bloquant 40, Critique 25, Majeur 10, Mineur 3, Info 0 — ajustable par l’administrateur. Le score d’un agent additionne les poids de ses signalements encore ouverts : un signalement écarté comme faux positif, corrigé ou résolu ne pèse plus rien. S’y ajoutent 15 points si l’agent appartient à un groupe de doublons présumés non écarté. Le total est plafonné à 100.
Un score élevé ne dit pas qu’un agent a commis une faute : il classe les dossiers par ordre de priorité de vérification, du plus urgent au moins urgent.
- BloquantUn fait matériellement impossible ou une identité non fiable : la fiche est gelée et un contrôle physique est requis avant toute suite.
- CritiqueUne possible contradiction statutaire ou un risque d’agent fictif : le dossier rejoint la file de vérification prioritaire.
- MajeurUne incohérence réelle mais corrigeable au back-office, à traiter avant les campagnes de déclaration.
- MineurUn défaut de qualité de donnée : un nettoyage est proposé, jamais appliqué sans validation.
- InfoUn signal de pilotage (départ à la retraite proche, par exemple) : il sert de filtre et ne pèse pas dans le score.
Ouvert→examen par un enquêteur→une décision motivée parmi :
- Confirmél’écart est avéré après vérification ; le dossier suit alors son circuit de traitement.
- Faux positifla suspicion est écartée : la fiche est mise hors de cause, et ce retour sert au réglage de la règle (le taux de faux positifs est suivi règle par règle).
- Corrigéune erreur de saisie est corrigée dans l’application ; l’ancienne valeur reste conservée dans l’historique.
- À vérifier physiquementune vérification de terrain (convocation, visite du service) est demandée.
→Résolule dossier est clos ; décision et motif restent consultables dans le journal.
- Aucune sanction automatique. Aucun signalement, aucun score n’entraîne de conséquence par lui-même : seule une décision humaine motivée peut donner suite.
- Aucune radiation. Le système ne retire personne du fichier ; il documente des dossiers à vérifier.
- Aucune atteinte aux droits. Le système ne retire, ne suspend ni ne réduit aucun droit de l’agent, de quelque nature que ce soit.
- Aucune suppression de données. Les fichiers sources sont immuables, les corrections versionnées, le journal d’audit en ajout seul.
- Aucune décision sans humain. Les règles proposent ; seules les personnes habilitées décident — avec un motif écrit.
Le système traite des données personnelles d’agents publics : identité, carrière, affectation, téléphone et, pendant les campagnes, photo et position. Leur accès est restreint aux personnes habilitées du ministère, chaque consultation ou action est journalisée, et ces données ne servent qu’à une seule finalité : la fiabilisation du fichier des agents de l’État. La présente page de documentation est publique et ne contient aucune donnée nominative.